Un dimanche comme les autres, pour un apprenti petit homme politique :
Midi 30, arrivée à la Journée nationale des Tamouls de France au parc de Dugny, dans le 93, (mon département préféré), parc fort justement dénommé « L'aire des vents » et qui accueille également chaque automne, l'anachronique et donc culte Fête de l'Huma.
J'étais invité par le Président de l'une des associations culturelles Tamoul, en tant que Conseiller municipal de Drancy, mais aussi en tant qu'ami, depuis peu, depuis que nos deux voitures avaient décidé, de leur côté, de faire ami ami et de frotter leurs carrosseries, nous permettant de faire connaissance autour d'un constat d'assurance...
J'avais donc retenu avec plaisir la date depuis longtemps et j'ai donc pu m'y rendre, au contraire d'une invitation d'une autre association, (purement drancéenne il est vrai) le dimanche précédent à laquelle l'on m'avait finalement, l'avant veille, « dissuadé » de me rendre, pour cause d'appartenance politiquement incorrecte à Drancy.
Vous ne connaissez rien de cet évènement Tamoul ? Normal et d'ailleurs, moi non plus, jusque là. La presse, bien qu'invitée, informée, chaque année depuis plus de 10 années, dixit mon ami Tamoul tet hôte pour cette journée, ne daigne pas se déplacer pour rencontrer ces quelques 17.000 personnes qui, elles, se déplacent chaque année, des quatre coins de ce petit bout de planète qu'est la France, pays dont nous sommes tous fiers, pays qui les a accueillis et dans lequel ils se sont intégrés, mais pays qui ne les voit pas, les ignore lamentablement lorsqu'il s'agit de partager avec eux un instant de fête, un moment de convivialité, une journée de plaisir. Où est le problème ? Ils se le demandent, je me le demande. Toujours est-il que j'ai passé là un moment de convivialité et d'une grande humanité, dans toute sa générosité, dans toute sa simplicité. Ma première visite cette année, m'a permis de découvrir des gens dont la gentillesse et le sourire illuminent le jour, je serai fidèle au rendez-vous l'année prochaine et je l'espère les années suivantes, pour ce bain salutaire de fraternité universelle.
Mais ce soir, ou plutôt ce matin, puisqu'il est 02h15, je me repose et vous repose à toutes et à tous cette question qui me taraude : Où s'arrête l'humanité, intéressante, pour la France ?
Que fait la presse ? Pour qui ? Pour nous ??? Je ne veux pas croire que nous nous désintéressions à ce point de ce peuple que nous accueillons, de nous-mêmes. Alors, posons-nous la question, que fait notre presse, que font nos médias ? Que font nos hommes et nos femmes politiques ? Quel est, où est le problème ?
La France est une démocratie, depuis que nous, peuple de France, l'avons imposé dans le sang des révolutions des 18ème et 19ème siècles. Nous, peuple de France d'aujourd'hui, devons savoir ce qu'il en est pour pouvoir exercer notre pouvoir populaire. Il me semble que les élites qui nous gouvernent l'oublient facilement ces derniers temps, non ? Mais nous alors ? Sommes nous donc les veaux que nous soupçonnait parfois d'être le Général de Gaulle, en 1940, alors que notre gouvernement de l'époque courbait l'échine devant l'envahisseur nazi ? Je ne le crois pas une seule seconde.
- Je pense qu'il est inadmissible qu'aucune presse française ne relate rien de cette journée nationale Tamoule.
- Je pense qu'il est cruel que les organes de communication pourtant super-efficaces de la
ville de Drancy, qui a parmi son conseil municipal, le président d'une
des associations Tamoul organisatrices de cette journée, ne citent à aucun moment cet évènement, alors même que le maire se féilicite la même semaine, en quasi directl live sur le site internet officiel de Drancy, l'agrandissement prochain de la communauté de communes Drancy-Le Bourget avec Dugny qui accueille depuis plus de 10 ans, je l'ai déjà dit, cette journée annuelle nationale...
Je pense qu'il est temps de nous réveiller.
Je pense qu'il est temps de nous remettre à défendre, nos invités sur le territoire français, quels qu'il soient, dotés ou non de cette nationalité qui nous est si chère, au lieu, au mieux de les ignorer, au pire de les rejeter, de les laisser exposer à la vindicte nationale, au lieu de les stigmatiser, de les transformer en boucs émissaires faciles des dégâts et catastrophes résultant des non sens récurrents des politiques de nos gouvernements successifs.
Je pense également à notre droit, plutôt d'ailleurs à notre devoir, d'avoir une presse libre, efficace, intelligente qui devrait nous apporter la connaissance indispensable à notre condition d'hommes et de femmes libres et détenteurs du pouvoir démocratique, sous peine d'être doucereusement rendus plusieurs siècles en arrière, à l'état de serfs ignorants d'une république qui n'aurait de démocratie que le mot vidé de tout son sens, sur les lèvres siliconées de nos présentatrices télévisées.
Dieu (ou tout autre) sait s'il y a du travail ! Mais, soyons en sûrs, ce sont deux conditions sine qua non de la préservation de notre émancipation démocratique, républicaine et fraternelle.
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